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Soumission n°2 d'Amélie Beaulé

Selon vous quelles devraient être la ou les revendications des grèves étudiantes pour la justice climatique qui auront lieu aux printemps 2023 et 2024 ?


Geler l’étalement urbain: interdiction absolue de prendre des forêts, des espaces naturels ou des terres agricoles pour le développement humain. Il faut densifier les zones habitées ou utilisées pour les activités humaines.

Il faut mettre un frein rapidement à l’étalement urbain au Québec.

Actuellement, la CAQ reconnait qu’il y a des changements climatiques et met des mesures (critiquables) pour y faire face. Cependant, ce parti ne reconnait pas que l’étalement urbain est un enjeu. Il a même qualifié la densification d’une « mode ». Cette non reconnaissance des effets indésirables de l’étalement urbain a des impacts. Par exemple, celui de vouloir construire un troisième lien alors que plusieurs experts disent que cela encouragera non seulement l’usage de l’auto solo, mais également la périurbanisation.

Or, l’étalement urbain a des effets néfastes sur la biodiversité. C’est l’« artificialisation du Québec méridional ». Ça signifie que des terres au sud du Québec (autour du fleuve St-Laurent) sont détruites pour le développement immobilier. L’enjeu, c’est que les bâtiments sont construits sur des zones naturelles très importantes au Québec (voir les images à la page 24 du rapport sur l'aménagement du territoire du comité consultatif sur les changements climatiques au Québec et à la page 18 du rapport sur la biodiversité de ce même comité).



De plus, non seulement l’étalement urbain détruit la nature, pourtant importante dans la lutte aux changements climatiques, mais encourage l’usage de l’automobile. En effet, plusieurs recherches universitaires ont montré que ce sont des villes construites qui sont faites pour l’usage de l’automobile. Au Québec, il faut absolument réduire la pollution liée aux transports, car ils sont responsables de 43% des GES provinciaux. Or, les régions périphériques de leur ville centre sont très mal desservies en transport en commun. Ça prend deux fois plus de temps, dans ces endroits, pour se déplacer en transport en commun qu’en voiture.


Ensuite, l’étalement urbain coûte cher. Il faut construire de nouvelles routes, prolonger les autoroutes, financer les transports en commun, etc. C’est l’argent des impôts des contribuables québécois qui finance massivement l’étalement urbain. Cependant, voulons-nous vraiment que nos impôts servent à financer le réchauffement de la planète et la destruction de la biodiversité?


Finalement, les enjeux de l’étalement urbain dissimulent des questions sociales au cœur des préoccupations actuelles. En effet, nous assistons à une marchandisation du logement. Plusieurs promoteurs construisent des habitations dispendieuses, comme des condos de luxe. Des propriétaires augmentent le prix des loyers afin de faire du profit. Le logement ne devient plus un besoin de base, mais un luxe, et ce, parce que plusieurs capitalistes investissent dedans. Par conséquent, la construction de bâtiments en zone périurbaine permet à des promoteurs de se faire plus d’argent. Des gens choisissent d’aller habiter en banlieue ou en région parce que le logement est moins cher que dans la ville centre. C’est le centre qui vit le plus les conséquences de la marchandisation du logement: les loyers sont exorbitants et c’est très difficile de devenir propriétaire.


Bref, interdire l’étalement urbain obligerait les dirigeant.es à mettre en place, de manière urgente, un plan de densification des espaces habités actuellement et un plan visant à freiner la hausse du coût du logement.


Pour faciliter notre travail de synthèse, veuillez indiquer les thèmes abordés dans vos propositions

  • Transport

  • Économie

  • Inégalités sociales et lutte contre les oppressions

  • Mode de gouvernance et démocratie

  • Législation (lois)

  • Création d'un projet porteur de changement

  • Protection de la biodiversité



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