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Soumission du TROVEP




Selon vous quelles devraient être la ou les revendications des grèves étudiantes pour la justice climatique qui auront lieu aux printemps 2023 et 2024 ?


Je n'ai pas de proposition à vous faire... Mais je dépose ici nos deux revendications pour la justice sociale et climatique adoptées en AGA ainsi qu'un argumentaire tiré de notre bulletin de mobilisation du printemps dernier




FACE À LA CRISE CLIMATIQUE ET AUX INÉGALITÉS QUI S’AGGRAVENT, DEUX REVENDICATIONS SONT PRÉSENTEMENT PORTÉES PAR LES MOUVEMENTS ÉTUDIANT, SYNDICAL ET COMMUNAUTAIRE :

Bannir les énergies fossiles d’ici 2030

Autant en termes de production, de transformation, d’exportation que d’importation en s’assurant d’une transition juste et inclusive pour les communautés et les travailleuses et travailleurs



SORTIR DES ÉNERGIES FOSSILES

Réduire drastiquement les émissions de GES demeure notre meilleur moyen de limiter les dommages et d’éviter le pire. Encore une fois, l’avis des experts du GIEC est clair : c’est au secteur des énergies fossiles, c’est-à-dire au charbon, au pétrole et au gaz, qu’il faut s’attaquer.

Il faut couper les vivres à l’industrie fossile et abandonner les projets autoroutiers qui ne feront qu’augmenter l’étalement urbain et la dépendance de notre société à l’automobile. Il faut mettre un frein à tout projet qui pourrait augmenter les émissions de GES. Il faut au contraire investir massivement en logement social et en transport en commun et garantir le droit au logement et à la mobilité pour tout le monde.

Face à la catastrophe climatique, éliminer les énergies fossiles devrait être une priorité absolue pour nos gouvernements.




Taxer la richesse pour réinvestir massivement dans les services publics et les programmes sociaux afin d’assurer des conditions de vie décentes pour toutes et tous


Argumentaire

SE MOBILISER POUR LA JUSTICE SOCIALE ET CLIMATIQUE


Choisir la justice climatique, c’est placer nos droits et nos conditions de vie au centre de la lutte aux changements climatiques.

Les bouleversements climatiques attribuables aux énergies fossiles affectent plus durement les populations qui sont le moins en mesure d’y faire face. Les premières personnes affectées par les conséquences des changements climatiques sont les mêmes qui sont affectées par les inégalités sociales grandissantes – et ce, alors que les plus riches polluent davantage et ne contribuent pas à leur juste part au régime fiscal.

Choisir la justice climatique, c’est aussi refuser de réduire la lutte aux changements climatiques à une question de responsabilité individuelle.

La plupart d’entre nous n’avons que très peu d’impact sur les changements climatiques. Le problème est ailleurs : c’est à notre système, qui favorise l’accumulation de la richesse au détriment du bien commun, qu’il faut s’attaquer.

Choisir la justice climatique, c’est lutter pour un projet de société fondé sur le respect de nos droits et l’amélioration de nos conditions de vie, sur la redistribution de la richesse et la lutte aux inégalités.

Plus concrètement, se mobiliser pour la justice climatique, c’est d’abord parler de justice climatique entre nous, au sein de nos groupes, et de l’arrimer à nos luttes contre la pauvreté, pour le respect des droits et pour la justice sociale.


INÉGALITÉS ET CLIMAT DÉRÉGLÉ


Financer la fin du monde

Au cours de la dernière année, les cinq grandes banques canadiennes – RBC, Banque Scotia, TD, BMO et CIBC – ont augmenté de 70% leurs investissements dans la production et le transport des énergies fossiles (Le Devoir). Chaque année, des sommes colossales sont investies dans ces industries destructrices et polluantes.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est pourtant clair : chaque dollar investi dans les énergies fossiles est une erreur catastrophique. Pour les investisseurs, cela importe peu : ce qui compte, c’est les profits.

Nos gouvernements sont complices. L’industrie bénéficie d’importants crédits d’impôts et de très généreuses subventions. Elle peut aussi compter sur le soutien de l’État pour réprimer les mouvements de contestation et mener à terme ses projets.


Un filet social en piteux état


Pendant ce temps, la dégradation et le sous-financement du filet social que sont les services publics et les programmes sociaux contribuent à maintenir des milliers de personnes dans la pauvreté et la vulnérabilité.

Pendant que les riches sont si riches qu’ils se payent des voyages en fusée dans l’espace, les pauvres font face à des frais de transport en commun incompatibles avec leur budget, des rénovictions et des hausses de loyers !

Pendant que les banques font des profits qui se comptent en milliards de dollars, le commun des mortels peine à remplir son panier d’épicerie, voit ses conditions de vie se dégrader et ses droits bafoués.

Alors que les banques et des multinationales engrangent années après années des profits records, elles ne paient que très peu de taxes et d’impôts en retour. Et si les profits des riches et des banquiers étaient investis dans nos communautés plutôt que dans les énergies fossiles ?


Note : Qu’est-ce que le filet social ?


• Les services publics : les écoles, hôpitaux, CLSC, CHSLD, Centres de la petite enfance (CPE), etc.

• Les programmes sociaux : l’assurance parentale, l’allocation familiale, l‘aide sociale, le régime des rentes, l’assurance médicaments, etc.

• Les organismes communautaires : soutiennent les communautés, défendent les droits sociaux, luttent pour la transformation sociale, etc.



Pour faciliter notre travail de synthèse, veuillez indiquer les thèmes abordés dans vos propositions

  • Inégalités sociales et lutte contre les oppressions

  • Énergies

  • Autre



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